Les deux principaux visages de la lutte fédérale contre le coronavirus, le docteur Daniel Koch et le brigadier Raynard Droz

Quatre semaines de quasi-confinement: trop tôt pour relâcher les prescriptions

- 11 avril 2020 -

Le pic de l’épidémie du coronavirus en Suisse est-il atteint ? C’est la question principale de ce samedi de Pâques, quatre semaines après les prescriptions fortes de semi-confinement.

Le nombre de nouveaux cas d’infection s’est stabilisé entre 500 et 700 quotidiens depuis plusieurs jours.

« Monsieur coronavirus » à la Confédération, Daniel Koch, reste prudent.

L’armée avait décrété la mobilisation des troupes sanitaires il y a 4 semaines. 5000 hommes et femmes sont engagés. Mais pas tous déployés. L’offre de l’armée est plus importante que les besoins des cantons et des hôpitaux.

L’armée va rééquilibrer sa planification la semaine prochaine. Pourrait-elle aussi accorder largement les congés supprimés depuis un mois et durant le week-end de Pâques ? Le brigadier Raynald Droz.

5000 militaires mobilisés, c’est trop. Certains ne sont pas envoyés dans le terrain. Il faut revoir l’organisation. Le brigadier Droz.

Depuis un peu plus de six semaines, 190 000 tests ont été effectués en Suisse, 24 900 cas d’infection au virus ont été déclarés. Le cap du millier de décès a été franchi. Mais le nombre de nouveaux cas se stabilise.

Ces 190 000 personnes testées, dont plus de 85% sans contamination, sont-elles suivies médicalement ? Seront-elles les premières à subir ensuite le test sérologique ? Daniel Koch.

Un dossier préparé par Serge Jubin.

Le quasi-confinement prolongé d’une semaine jusqu’au 26 avril