UBS devra couvrir ses participations dans des filiales à l’étranger avec 90% de fonds propres : le Conseil des États a opté pour ce compromis mercredi. Il a soutenu par 33 voix contre 10 et 2 abstentions une révision de la loi sur les banques qui vise à tirer les leçons de la chute de Credit Suisse.
Le Conseil fédéral proposait une couverture à 100%, mais la majorité de la commission de l’économie avait élaboré une variante à 50% en capital et 50% en obligations AT1. Une solution directement dictée par UBS, indique le sénateur socialiste Pierre-Yves Maillard :
Au final, l’exigence d’une couverture à 90% a rallié une nette majorité de 29 voix contre 16, même dans les rangs libéraux-radicaux qui se sont longtemps alignés sur la position d’UBS. La conseillère fédérale en charge des finances, la PLR Karin Keller-Sutter, semble avoir convaincu son parti. La réaction de la sénatrice libérale-radicale Johanna Gapany :
Le dossier passe maintenant aux mains du Conseil national, qui subira une pression de tous côtés pour augmenter ou diminuer ce taux de couverture des filiales étrangères d’UBS. /mv