Votation fédérale du 8 mars 2026 : le oui du Conseil fédéral, du PLR et de la gauche à l'imposition individuelle

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L'alliance de gauche, du PLR et des Villes en faveur de l'imposition individuelle (Keystone)

Le 8 mars prochain, les Suisses ont l’occasion, dans les urnes, d’abolir la pénalisation fiscale des couples mariés. C’est ainsi que la ministre des finances Karin Keller-Sutter a présenté, mardi 13 janvier 2026 à Berne, l’enjeu de la votation sur l’imposition individuelle.

Parce que les couples mariés qui ont deux revenus paient davantage d’impôts que les couples non mariés.

Le parlement a trouvé une majorité étroite pour un modèle d’imposition individuelle, combattu par le référendum de 10 cantons et de l’UDC et du Centre.

C’est une bonne offre, pour Karin Keller-Sutter.

Le 15 mars à Berne, les partisans de cette modernisation du système fiscal suisse, à tous les échelons, ont présenté leurs arguments. Ils doivent faire face à la fronde du Centre et de l’UDC, ainsi qu’à celle de 10 cantons qui ont aussi déposé leur référendum.

Si elle entend corriger une injustice que le Tribunal fédéral a mise en lumière en 1984 déjà, l’imposition individuelle doit inciter aussi davantage de femmes à travailler.

La conseillère nationale PLR genevoise Simone de Montmollin explique pourquoi l’imposition individuelle est moderne.

C’est aussi un pas de plus vers l’égalité, selon la conseillère nationale verte vaudoise Sophie Michaud Gigon.

Les féministes relèvent que, symboliquement, la votation populaire sur l’imposition individuelle a lieu le 8 mars prochain, journée internationale des femmes.

L’imposition individuelle fera baisser la facture de 50% des contribuables suisses, n’aura pas d’effet pour 36% et coûtera plus cher à 14%.

Elle est soutenue par le PLR, le PS, les Verts, les Vert’libéraux, les organisations économiques patronales, Alliance F et l’association des Villes. /sj