Après 7 heures de débats mardi 28 avril 2026, la majorité bourgeoise du Conseil national a adopté la loi d’application de l’initiative populaire pour le renforcement des soins infirmiers.
Elle prévoit des améliorations des conditions de travail du personnel infirmier : plannings de travail à fournir 4 semaines avant, meilleure compensation du travail de nuit ou pauses rémunérées. L’initiative demandait davantage, le Conseil fédéral proposait plus aussi.
Principal porteur de la solution de compromis adoptée, le parti du Centre. Son représentant, le conseiller national valaisan Benjamin Roduit.
La gauche et les représentantes de l’association suisse des infirmières font grise mine. Elles estiment que les mesures proposées ne permettront pas d’endiguer la pénurie de personnel de soin. Elles estiment même que la volonté populaire exprimée en 2021 n’a pas été respectée. La présidente des infirmières suisses Sophie Ley.
Benjamin Roduit estime que les revendications des initiants et les propositions du Conseil fédéral n’étaient pas forcément les bonnes.
L’UDC et le PLR auraient ainsi souhaité un minimum de mesures, pour éviter d’ajouter d’encore augmenter les coûts de la santé. Ne pas investir dans la qualité des soins est un mauvais calcul, rétorque Sophie Ley.
La loi sur les conditions de travail des infirmières doit à présent être examinée par le Conseil des Etats. /sj