Le président d'Helvetia Latina, le conseiller national PLR vaudois Laurent Wehrli.

Les Romands désormais absents des présidences des partis politiques

- 27 janvier 2020 -

S’il ne reste qu’un politicien latin puissant, ce sera le socialiste vaudois Roger Nordmann. En avril, Christian Levrat quittera la présidence du Parti socialiste, et un duo alémanique pourrait lui succéder: les latins seraient alors presque totalement écartés de la direction des grands partis suisses.

Ainsi, seuls des germanophones occupent les fonctions de président de parti, de secrétaire général ou de chef de groupe parlementaire, à l’exception de Roger Nordmann qui conduit la députation socialiste à Berne. Le Valaisan Mathias Reynard, candidat à une coprésidence du PS, espère représenter la Romandie, alors que les Verts et l’UDC devraient se choisir un nouveau président alémanique.

Entretien avec le conseiller national PLR vaudois Laurent Werhli, président d’Helvetia Latina, interrogé par notre correspondant à Berne Jérôme Favre.

Depuis 2016 et le départ du président du PDC Christophe Darbellay, Christian Levrat est donc le dernier latin en poste, et il partira en avril.

Mais les Romands et les Tessinois ne sont-ils pas responsables de cette situation, aucun d’entre eux n’ayant brigué il y a quatre ans la tête de l’UDC, du PLR ou du PDC ? La socialiste genevoise Laurence Fehlmann Rielle, vice-présidente d’Helvetia Latina.

Si tout est ouvert pour la présidence du PS, celles des Verts et de l’UDC, également à renouveler ce printemps, devraient revenir à des Alémaniques.