Le processus d'acquisition des F-35 torpillé par la commission de gestion

Priska Wismer-Felder, présidente de la commission de gestion du Conseil national, ainsi que David Roth et Laurent Wehrli (à droite), membres de la commission, lors de la conférence de presse sur le rapport d'enquête du prix fixe des F-35 le 8 septembre 2026 à Berne. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Négociations inadéquates, communication tardive, absence de remise en question : la procédure d’achat des avions de combat F-35 est vivement critiqué par la commission de gestion du Conseil national. Celle-ci a présenté les conclusions de son rapport d’enquête mardi à Berne.

La commission a tenté de comprendre comment un prix fixe avait été négocié avec les États-Unis et pourquoi il n’avait pas été respecté. Elle a découvert qu’aucun prix fixe forfaitaire n’avait été convenu. La commission s’étonne que le Département de la défense ait malgré tout largement communiqué sur ce sujet. Mais il faut se rappeler du contexte, indique Laurent Wehrli, conseiller national PLR et membre de la commission de gestion :

La commission ne comprend tout de même pas pourquoi le Département de la défense a ignoré toutes les voix critiques qui s’élevaient contre cette notion de prix fixe, notamment celle du Contrôle fédéral des finances. Elle ne comprend pas non plus pourquoi un cabinet d’avocats a été mandaté pour les négociations au lieu du service juridique d’armasuisse.

Il faut dire que des documents importants n’ont jamais été retrouvés, regrette Laurent Wehrli :

Le rapport fait des reproches au Département de la défense et à son ancienne cheffe, Viola Amherd. Mais il ne pointe pas du doigt une personne en particulier. Les explications de Laurent Wehrli :

La commission émet plusieurs recommandations à l’intention du Conseil fédéral, notamment garantir qu’un mandat de négociation clair accompagne les acquisitions d’armement et que les risques financiers soient présentés de manière transparente. /mv