Le négoce des matières premières manque toujours de règles et de transparence

La certification qui garantit les conditions de production est encore peu élaborée dans le domaine de la culture du soja. Ici, un champ de soja aux Etats-Unis en 2012. (AP Photo/Danny Johnston)

Le commerce des matières premières affecte à lui seul un tiers des espèces menacées et un quart de la consommation d’eau: c’est le constat d’un rapport publié mercredi par l’Académie suisse des sciences naturelles.

Une trentaine d’experts ont analysé l’évolution et l’impact du négoce des matières premières. Malgré son importance grandissante, le secteur reste très peu réglementé et manque de transparence, relève Giacomo Luciani, professeur à l’Université de Genève :

La Suisse pourrait participer à une meilleure réglementation, elle qui héberge plusieurs des plus grandes sociétés de négoce. Giacomo Luciani :

Les auteurs du rapport estiment que la Suisse devrait être plus active dans la régulation du secteur. Elle pourrait par exemple lancer un mouvement de coordination des réglementations entre les différentes places mondiales du négoce. /mv