Le Conseil fédéral maintient ses exigences de fonds propres pour UBS

La ministre des finances, Karin Keller-Sutter, présente le message du Conseil fédéral à l'intention du Parlement sur la réglementation "too big too fail" lors d'une conférence de presse, le 22 avril 2026 à Berne. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

Le Conseil fédéral veut tirer les leçons de la débâcle de Credit Suisse: il maintient son projet de renforcer les fonds propres des banques systémiques.

Le gouvernement a adopté mercredi son message à l’intention du Parlement. Il veut obliger UBS à couvrir avec des fonds propres de base durs l’intégralité des participations détenues dans des filiales étrangères. Pour la ministre des finances, Karin Keller-Sutter, ces nouvelles exigences n’affaiblissent pas UBS :

Le but du Conseil fédéral est de renforcer la stabilité financière et de faire peser le risque sur les actionnaires plutôt que sur les contribuables. Mais la ministre des finances ne peut pas garantir que l’État n’interviendra plus pour sauver une banque. Karin Keller-Sutter :

UBS a réagi très négativement à l’annonce du Conseil fédéral. Le géant bancaire estime que les mesures proposées sont extrêmes et affecteront l’économie suisse.

Le Conseil fédéral avait aussi mis en consultation d’autres exigences pour les grandes banques. Il a décidé d’y renoncer en majeure partie pour s’aligner sur la réglementation internationale. /mv