L’Organisation des Nations Unies (ONU) est en train d’élaborer un traité sur les entreprises et les droits humains. Le texte veut obliger les sociétés transnationales à respecter un devoir de diligence envers les travailleurs, les populations locales et l’environnement.
Mais la Suisse, pour l’instant, ne s’implique pas dans ces discussions. Plusieurs ONG ont envoyé fin février une lettre ouverte au Conseil fédéral pour qu’il s’engage en faveur de ce traité. Les explications de François Mercier, responsable du Programme entreprises et droits humains chez Action de Carême :
Dans sa réponse à une interpellation, le Conseil fédéral juge qu’une participation de la Suisse aux discussions sur ce traité est prématurée. Ce que conteste François Mercier :
La Suisse suit pour l’instant les discussions en tant qu’observatrice, nous a précisé le Département fédéral des affaires étrangères, car les positions des États restent fortement divergentes sur des questions centrales du futur traité. Le DFAE estime que les conditions ne sont à ce stade pas réunies pour un appui international suffisamment large. /mv