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Les paysans veulent de la durabilité économique dans la politique agricole 2030

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La direction de l'Union suisse des paysans en ce début janvier dans une grange à Meikirch : le directeur Martin Rufer, le président Markus Ritter et la vice-présidente Anne Challandes (Keystone)

L’agriculture suisse a un œil qui rit et l’autre qui pleure. Elle sort d’une bonne année 2025 en production. Mais le taux d’auto-approvisionnement alimentaire de la populaire suisse a encore chuté à 42%.

L’Union suisse des paysans entend être d’autant plus combattive en 2026. Elle l’a dit ce lundi 5 janvier 2026 dans une ferme de la campagne bernoise.

Elle veut peser de tout son poids sur les travaux devant conduire à la politique agricole 2030. En insistant sur la durabilité non plus seulement écologique, mais aussi économique et sociale. La vice-présidente de l’USP, la Neuchâteloise Anne Challandes.

L’USP annonce qu’elle pourrait soutenir les accords commerciaux avec les Etats-Unis et le Mercosur. Mais à condition que la Confédération propose des mesures de compensation.

Une nouvelle initiative en lien avec l’agriculture sera soumise au peuple en 2026, vraisemblablement en septembre. Elle émane des mêmes milieux que les textes contre les pesticides et pour l’eau propre rejetés en 2021.

La nouvelle initiative sur l’alimentation veut concentrer la production agricole sur le végétal au détriment de la production animale. Un « diktat vegan », dénoncent les paysans. L’initiative veut faire grimper de 42 à 70% le taux d’auto-approvisionnement. Pas de quoi séduire Anne Challandes.

L’agriculture est à l’honneur à l’ONU en 2026, qui en fait une Année internationale du pastoralisme et des pâturages et une Année internatinoale des femmes dans l’agriculture. /sj