Le nouveau tarif médical Tardoc entré en vigueur en début d’année, devait revaloriser la rémunération des médecins de famille. Eh bien, c’est raté, dénonce ce 3 septembre 2026 à Berne l’association des médecins de famille et de l’enfance.
Tardoc a surtout profité à certains spécialistes et confirmé la surévaluation des actes médicaux techniques. Au mieux, pour les généralistes, c’est le statu quo. Avec un risque de réduction linéaire pour respecter la neutralité des coûts.
La sonnette d’alarme est tirée par le coprésident des médecins de famille, le Vaudois Sébastien Jotterand.
Comme les coûts globaux de la médecine ambulatoire augmentent, il est probable qu’il y ait un ajustement tarifaire linéaire. Et donc, au final, une baisse du revenu des médecins généralistes.
C’est un non-sens, disent-ils. Ce d’autant qu’il y a pénurie de médecins de famille et que leur attractivité sera encore péjorée. Sébastien Jotterand.
Les médecins de famille demandent au groupe de pilotage du tarif Tardoc présidé par le conseiller d’Etat bernois Pierre Alain Schnegg, d’opérer une correction dès cette fin d’année. Les médecins de famille rappellent qu’il y a déjà pénurie dans leurs rangs, et qu’ils sont un stabilisateur des coûts de la santé, puisqu’ils résolvent 95% des situations pour 8% seulement des coûts de la santé. /sj