Le modèle des caisses de pension pour réformer le 2e pilier

- 1 février 2021 -

La réforme  du 2e pilier de la prévoyance professionnelle fait l’objet d’une âpre lutte d’influence en Suisse, alors que le parlement doit se saisir du dossier. Les partenaires sociaux et le Conseil fédéral prônent une diminution du taux de conversion, mais le maintien des rentes grâce à des compensions qu’il faudra financer par une augmentation des cotisations sociales.

Ce lundi, l’Association de plus de 900 caisses de pension qui représente deux tiers des assurés du pays, propose un autre modèle. Qui, selon elle, a l’immense avantage d’éviter d’augmenter les cotisations salariales, sans toucher aux rentes.

Une solution idéale que les autorités ont ratée, selon le président de l’ASIP, le Genevois Jean Rémy Roulet.

Un consensus politique semble se dessiner pour ramener de 6,8 à 6% le taux de conversion. Un autre consensus, moins large, veut maintenir le niveau des rentes.

Deux modèles s’opposent donc : le Conseil fédéral et les partenaires sociaux demandent une hausse de 0,5% des cotisations sociales, tandis que l’association de 900 caisses de pension estime que ce n’est pas nécessaire.

Voudrait-elle raser gratis, en offrant les mêmes rentes sans financement complémentaire ? Jean Rémy Roulet.

Le délicat dossier de la prévoyance vieillesse occupera le parlement ces prochains mois.

Les grands dossiers suisses de 2021 : la réforme de la prévoyance vieillesse