Les risques systémiques des grands projets numériques devraient être mis en avant

(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Les risques des grands projets informatiques ne sont pas suffisamment mis en évidence : le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence tire la sonnette d’alarme.

Adrian Lobsiger a présenté mardi à Berne son rapport annuel, il constate que les risques systémiques de projets comme le dossier électronique du patient ou la numérisation de la justice sont souvent sous-évalués. Alors que l’intelligence artificielle et les nouveaux produits de surveillance « tout-en-un » peuvent avoir un impact sur la vie de la population. Un exemple avec la suppléante du Préposé, Florence Henguely :

Le Préposé à la protection des données et à la transparence invite les services fédéraux à évaluer ces risques systémiques tôt dans la préparation des projets numériques. Pour pouvoir informer les décideurs politiques et le public de manière transparente.

Lors de son rapport annuel, le Préposé a aussi rappelé que la loi sur la transparence était entrée en vigueur il y a pile vingt ans. Les informations de l’administration fédérale sont en principe publiques depuis le 1er juillet 2006.

Le nombre de demandes de documents en vertu de la loi sur la transparence a fortement augmenté : le Préposé fédéral traite aujourd’hui plus de 2000 requêtes par année. Certaines procédures prennent du retard en raison du manque d’effectifs. Et plusieurs projets visent à affaiblir le principe de transparence, en excluant certains domaines du champ d’application. Les précisions de la suppléante au Préposé fédéral à la transparence, Florence Henguely :