La grande interview du mois de février de nos correspondants à Berne nous ramène à la votation fédérale du 30 novembre dernier, lorsque les citoyens ont balayé le service citoyen avec 84% de non.
Une figure a incarné ce concept du service citoyen obligatoire pour tous les jeunes Suisses, filles et garçons : la Valaisanne d’origine établie à Yverdon Noémie Roten, 36 ans.
Trois mois après le vote, comment digère-t-on une telle gifle populaire ?
Serge Jubin a rencontré Noémie Roten.
Chercheuse pour le laboratoire libéral d’idées Avenir Suisse, journaliste, cheffe de projet pour la Société suisse d’utilité publique, mais aussi chauffeure poids lourd à l’armée, Noémie Roten a donc tourné la page de l’initiative pour le service citoyen.
Elle veut croire que la votation du 30 novembre n’aura été qu’une occasion manquée. Et que le thème reviendra sur le devant de la scène. Mais pas forcément avec elle.